Immobilier : c’est toujours le moment de devenir propriétaire

L’immobilier épargné par la crise

L’immobilier n’a été affecté que marginalement par la crise sanitaire, contrairement à d’autres secteurs économiques tels le tourisme et l’aéronautique. Certes, le confinement a naturellement ralenti le rythme des transactions pour des raisons matérielles évidentes, mais en cet automne 2020, sur un an, le volume global demeure proche du million, selon les statistiques des Notaires de France.

Des taux toujours incitatifs

Si les médias ont généralement insisté sur de nouvelles demandes des foyers désirant, en particulier dans les grandes métropoles, bénéficier de logements avec terrasses ou jardins, quitte à s’établir en périphérie, le phénomène ne se traduit pas encore nettement dans les chiffres. Ce qui est davantage tangible, c’est la persistance de taux d’intérêts toujours très bas. On a même retrouvé des chiffres équivalents à ce qu’ils étaient avant le confinement.
Ainsi, pour ne considérer que les taux moyens fixes sur 20 ans, après être grimpés à 1,45 % au mois de mai, s’être ensuite stabilisés à 1,30 % pendant plusieurs mois, ils sont revenus en octobre à 1,20 % : précisément leur niveau de mars 2020. Pour les durées de crédit plus longues, le taux moyen s’établissait en octobre à 1,60% sur 25 ans et 2 % sur 30 ans.

Un vrai coup de pouce !

Le 1er septembre dernier, Action logement a baissé le taux d’intérêt de son prêt accession (de 1 % à 0,5 %), et augmenté en parallèle le montant d’emprunt potentiel (40 000 euros), pour financer l’acquisition d’un logement neuf ou ancien à titre de résidence principale, avec ou sans travaux.

Des règles incontournables

Pour autant, crise ou pas, des règles demeurent. Au moment de bâtir son projet d’achat immobilier, il convient de prendre acte que les banques doivent se conformer aux préconisations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) : il s’agit de ne pas dépasser une durée de crédit de 25 ans, et ensuite que les mensualités ne dépassent pas 33% du revenu de l’emprunteur (en l’occurrence du foyer, puisque majoritairement, à 65 % des cas, les acheteurs agissent en couple).

Dans ce contexte, deux principes sont à observer :

  • Primo, faire jouer la concurrence entre les organismes prêteurs, quitte à être accompagné par des professionnels spécialisés comme les courtiers, qui négocient en votre nom et en tenant compte de votre situation. D’ailleurs, il est souvent bienvenu d’initier deux dossiers en parallèle : on ne reprend pas tout à zéro en cas de rejet de l’un d’eux.
  • Secundo, l’apport personnel, constitué par l’épargne du foyer (livrets d’épargne logement, livret A, épargne salariale,…), doit constituer au minimum 10 % du prix d’achat ou au moins couvrir les frais d’acquisition (notaire, commission d’agence).
    Attention, un apport faible n’est pas rédhibitoire pour toutes les banques. Il peut être compensé par d’autres points forts (taux d’endettement, âge, stabilité de l’emploi, …).
    En outre, il peut se voir complété par un prêt aidé par l’État comme le prêt à taux zéro (PTZ). Celui-ci, réservé aux primo-accédants, finance une partie du projet à condition que l’achat concerne la résidence principale. Il est soumis à des plafonds de revenus et ses modalités varient selon les zones géographiques.

Un bon plan : l’accession sociale à la propriété

Qu’est-ce que c’est ? C’est l’achat d’un logement neuf destiné à la résidence principale, construit par un bailleur social, ou d’un logement issu du parc HLM. Différents dispositifs des pouvoirs publics permettent des prix d’achat particulièrement avantageux.
La plupart des Français ne le savent pas : l’accession sociale à la propriété est ouverte à 80% d’entre eux, car les plafonds de ressources sont assez élevés.
Alors foncez !

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photo Damien Chamcirkan / décor agence Flowers